crédit photo Léa Tomas

Ebéniste designer, passionnée de design, de graphisme, de mode, et de décoration, j’aime l’art, la danse, la moto, la couture, la nourriture (surtout le chocolat), la couleur fuchsia, les animaux (tous les animaux)… 

Bref, j’aime beaucoup de choses, j’aime vivre à fond, et me ré-inventer sans cesse.

Beaucoup de personnes m’interrogent sur les raisons qui m’ont menées vers ce choix de métier, et me posent cette question…

Comment en es tu arrivée là?

Mon Bac Littéraire avec option histoire des arts et arts plastiques en poche, j’ai entamé un DEUG histoire de l’art à la faculté du Mirail de Toulouse sans trop de convictions. J’ai poursuivi par une prépa artistique que j’ai aussi écourtée… J’avais l’impression de ne pas être à ma place, que quelque chose me manquait. J’ai pris la décision de prendre un nouveau tournant… C’est en parlant avec ma mère dans la cuisine, que le déclic eu lieu:

– Moi: « Je souhaiterais créer des objets et des meubles, mais j’aimerais aussi savoir les fabriquer. »

-Ma mère : « C’est le métier d’ébéniste! »
-Moi : « Hé bé quoi?!? »

C’est surement la première fois que j’entendais ce mot… j’avais 20 ans.

C’est alors que j’entrepris des recherches sur les formations pour devenir ébéniste. La formation en alternance m’a séduite, et, en particulier celle que proposait l’Association Ouvrière Des Compagnons du devoir du Tour de France.

J’ai passé deux années absolument fantastiques. J’ai fait de magnifiques rencontres, j’ai pu me construire une base solide du métier et faire un voyage à Saint-Pétersbourg. Un séjour qui a bouleversé ma vie et m’a insufflé la saveur du voyage.

A la suite de l’obtention de mon CAP ébéniste, j’ai poursuivi ma formation en alternance avec un BTM ébéniste brevet technique des métiers (niveau IV) (C.F.A, Perpignan), puis un BTMS ébéniste brevet technique des métiers supérieurs (niveau III) avec une spécialisation dans la conception et la fabrication de mobiliers contemporains (L.P Porte d’Aquitaine, Thiviers et C.F.A , Boulazac ).

Cette formation m’a permise d’acquérir les notions du design et d’approfondir mes connaissances techniques.

Avoir des diplômes c’est une chose, mais le plus intéressant dans les formations en apprentissage, c’est que l’on découvre le monde de l’entreprise…

Durant mes deux années de CAP, j’ai travaillé comme apprentie, dans une entreprise où les activités étaient assez variées: de la fabrication de comptoir d’accueil pour grandes surfaces, du mobilier de toutes sortes, en massif et stratifié mais aussi des travaux de restauration.

Pour les deux années de BTM, l’activité de l’entreprise était en grande partie le travail du bois massif: chêne, châtaignier…

Je me suis souvent retrouvée en fin de journée avec les mains violettes à cause du tanin… une couleur que j’ai naturellement choisie de mettre à l’honneur…

En ce qui concerne le BTMS, j’ai travaillé dans une entreprise spécialisée dans la fabrication d’agencements: cuisine, salle de bain et dressing. Au terme de mes 2 années d’apprentissage, j’ai obtenu une embauche en CDI. Je suis restée pendant 4 ans, puis j’ai décidé de prendre mon envol.

L’entreprenariat est une nouvelle aventure à travers laquelle, je souhaite renouer avec l’authenticité de mon métier tout en gardant une touche de modernité.

Pouvoir transmettre et faire vivre ce savoir-faire ancestral si précieux, sans tourner le dos au présent et au futur et, réaliser des pièces aussi belles que fonctionnelles .

Emilie Cruzel

concours

2014 Lauréate du Prix du travail Manuel
(Club Rotary Toulouse-Lauraguais)

2015 Lauréate du Prix de l'intelligence de la Main
(Club Rotary district 1700)

2015 Participation au concours Hack King's design
(en collaboration avec le château de Versailles)

crédit photo Léa Tomas